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22.08.2010

Commentaires de MM. Fmerdre et Madness

Je reçois deux commentaires qui m'amusent. Je les reproduis ici pour mettre en évidence ces brillants commentateurs, avec ma réponse:

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THIS IS SPARTAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAJacass

Ecrit par : MADNESS ? | 21.08.2010

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FFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFlouze

Ecrit par : Monsieur Fmerdre | 21.08.2010

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Cher Fmerdre(!!), cher Madness(?),

comme j'aimerais vous comprendre et pouvoir vous convertir à la vraie foi! Je sais que le mot 'foi' doit vous faire hurler de rire, et j'aime votre égarement ravagé et désolé. Il me fait rire autant que je dois vous faire rire. Gardons en tout cas cet élément joyeux entre nous.

Mais interrompons un instant le rire et parlons! Je vous le dis: j'ai foi en Dieu, en son Fils Jésus Christ qui s'est donné à nous jusqu'à la mort et qui est ressuscité. Je crois à l'Esprit saint. Ensemble, le Père, le Fils et l'Esprit ne font qu'un. Je crois aussi que plus encore que la résurrection, qui est là et nous attend, le pardon des péchés nous attend chaque jour et nous permet de revivre sans cesse, malgré notre insondable faiblesse. C'est par l'église qui sans arrêt déploie les sacrements que nous apprenons à dépasser nos péchés et à vivre notre foi, en confiance et en communion.

Maintenant, à vous: Exprimez-vous, n'ayez pas peur! Vous avez certainement une part de raison que je n'ai pas. Il faut que nous puissions vraiment échanger nos convictions les plus profondes! Ne restez pas à la surface des choses.

Qui est Dieu pour vous? Est-il le mal absolu? Est-il une erreur de la nature (humaine)? Est-il celui qui par excellence n'existe pas?

Faites-vous partie d'un commando anti-je-ne-sais-quoi comme au bon vieux temps? Êtez-vous tout simplement des petits comiques sans prétention qui tirent leur coup en douce et puis s'en vont?

Êtez-vous des partisans de je ne sais quel philosophe qui a découvert que "dieu est mort" parce que, comme disait Nietzsche, "par notre suffisante prétention, nous l'avons tué"?

J'attends vos réponses avec impatience et curiosité. J'aime tellement évoquer la foi dans la désolation d'aujourd'hui.

Ecrit par : Atteindre | 22.08.2010

26.06.2010

Étonner la mort

Encore une fois, la mort frappe un proche parent.

C'est un neveu cette fois qui venait d'avoir un enfant, son second. Cet enfant est mort hier, d'une maladie rare. L'enfant n'avait pas un an. Depuis novembre, sa mère était à son chevet. Depuis novembre, le couple était distendu par la souffrance de voir le fruit de leurs entrailles dépérir malgré leur amour et malgré les efforts démesurés d'une médecine incroyablement puissante aujourd'hui.

Quand le mur de la mort coupe brusquement le chemin d'une vie, sans nous laisser voir où part cet enfant don du ciel quoi,

Quand la mort s'impose, comme toujours inattendue, sur une si courte vie, il est haut le mur qui s'impose, d'une hauteur infinie,

les lamentations au pieds de ce mur
sont infiniment douloureuses,
expriment une douleur infinie, parlent de
la justice qui n'est pas, apparemment,
du malheur qui est, de l'obscurité et
des ténèbres qui nous envahissent et
qui, si nous n'y prêtons garde,
emporteraient notre esprit
embrumé.

Alors je dis: "A la vie!",
Je me lève de mon lit amer et paralysé
et je dis "à la vie!"

J'attends l'avènement du soleil
qui à l'aurore vient à mon secours,
fermant la nuit,
de nouveau,
de nouveau
apportant
la lumière.

_DSC03377_edited.JPG_

*

Je suis comme ce papillon.

*

Un souffle suffit pour m'emporter.
Une goutte m'assomme.
Un geste m'écrase.
Et je suis cet homme
qui écrit sans cesse,
à l'ombre des mots,
à la lumière de
vos regards.

*
Et je dis "A la vie!"
"A la vie!"

 

 

Je suis là, et chacun de vous est là,

Et ensemble nous sommes  à  la vie, pas à la mort.

C'est ça: étonne la mort, nous nous réjouissons aux charmes de la vie.

21.05.2010

Bibliophile

*

Celui qui lit la bible se met en chemin,

il entre dans une histoire sans fin:

l'histoire de l'homme qui se fait homme, qui sans arrêt peut naître à lui-même.

Sans arrêt, l'homme trébuche, mais il marche, libre s'il le veut, s'il puise en lui la force d'être libre et de répondre de sa liberté.

Il marche vers une destination qui l'enthousiasme sans mélange, le rend paisible et doux, confiant et ami de tout prochain, qu'il partage ou non avec lui sa conviction du salut annoncé.

*

12.05.2010

Osée, la Justice

 

"Semez la justice, vous récolterez l'amour"

Osée, 10, 12

24.04.2010

Faire vivre outre la mort

Cette parente décédée à Pâques revient à mon esprit.
Comment puis-je penser à elle?

Quand je la pense vivante, répondante, je suis triste.
La penser morte m'émeut moins, me fait faire moins d'efforts,
me permet de moins me soucier d'elle, de ne pas chercher à communiquer avec elle,
me permet de faire d'elle une chose, et une chose passée.

Or, le passé n'est pas révolu. Le Christ nous l'a appris.
Le passé est présent parce que nous pouvons pardonner, essentiellement.
En pardonnant, et en se sentant, parfois, pardonné, nous faisons que le passé est présent, est maléable encore,
Le pardon rend la passé maléable non comme les soviétiques refaisaient l'histoire en gommant certains événements non conformes à la ligne du parti, mais en actualisant ce passé pour, par l'acte du pardon, effacer le mal qui y a été fait, dans la mesure du possible.

L'exercice du pardon, c'est le contraire de l'exercice totalitaire du pouvoir, c'est s'investir soi-même pour rendre le monde meilleur. Je veux dire meilleur par un travail sur soi-même et un don (par-don) de soi, non pas tant pis, mais tant mieux.

De même que ce qui s'est passé n'est pas irrémédiablement passé, la mort n'est pas la fin.

15.04.2010

Libération

*

La mort d'un proche me libère, quoi que j'en dise.

Je me sens plus léger, libéré oui d'un fardeau.

*

Toute vie a une gravité, elle pèse quoi qu'on dise.

Elle pèse sur d'autres - et pas seulement sur elle-même - parce qu'elle partage avec eux des choses de la vie.

Moi aussi, je sais que je pèse - même si cela m'échappe souvent.

*

Perdre le poids d'un parent défunt est une libération et un arrachement.

Comment faire de cet arrachement un nouvel essor, une brèche, un sillon, dans une terre fertile, celle de la vie jamais achevée?

Je crois c'est une question de foi.

*

Ces jours-ci, quand je rentre chez moi, à vélo, parfois
je me dis j'irais bien lui dire un petit bonjour
et je m'effondre sans tomber,
le temps d'une expiration.

*

11.04.2010

Trace

*

Celui, celle qui part laisse des traces.

Nous qui restons ici en sommes porteurs.

*

Plutôt que d'en être porteurs,
certains voudraient comme Thomas
toucher la trace dans le corps de l'autre,
toucher par curiosité, sans être touché.

*

Celui, celle qui est parti(e) nous demande de garder vive sa trace.

La tâche est immense, elle est pour durer jusqu'à la nuit des temps.

La nuit des temps qui changent sans arrêt, en plus.

*

04.04.2010

Partie

Elle est partie.

Samedi en début d'après-midi, elle s'est

éteinte,

paisiblement.

Je l'ai vue encore, sur son lit de mort,

hélas la bouche n'était pas bien fermée, les yeux étaient mal clos. Le noir s'y voyait.

Mais elle s'en est allée paisible, ne nous laissant à voir que le reste actuel de son enveloppe charnelle,

nous laissant le souvenir d'une personnalité si forte, si entière, jusqu'au bout.

*

A présent, nous courons,

de formalités administratives à

formalités sociales diverses.

L'enterrement aura lieu vendredi prochain, à La Cambre, c'est sa paroisse.

Quelle chance d'avoir des prêtres dévoués au service de Dieu et à notre service.

*